NYRA - Celle qui marche dans les mémoires
Les Anciens disent que Nyra fut la première
à entendre les pleurs des mondes endormis.
Dans la nuit, elle suit les traces effacées
de ceux qui ont oublié d’aimer.
Elle avance sans peur dans les ruines du passé,
la panthère à son flanc,
gardienne du silence avant le jour.
Là où tout s’efface, elle se souvient du vivant...
Quand tombe le silence et que tout se souvient,
Nyra ferme les yeux pour voir plus loin que rien.
Sous la nuit des cités, son âme se déploie,
Cherchant dans l’ombre éteinte un reste de foi.
Sa panthère l’accompagne, messagère nocturne,
Son regard fend la nuit, profond comme une urne.
Elles marchent dans le noir, sans peur ni détour,
Rallumant dans les cœurs la braise de l’amour.
Nyra entend la voix des bêtes et des pierres,
Le cri des souvenirs, la paix des lumières.
Sous ses doigts, les douleurs deviennent mémoire,
Et la nuit, peu à peu, s’ouvre à la gloire.
Nyra, gardienne du seuil où sommeille la lumière,
Tient dans son ombre vive une clarté première.
Elle veille sans parler, entre rêve et passé,
Et rend aux âmes froides le pouvoir d’aimer.

