Maïa, la veilleuse du berceau
Mère d’aucun enfant, gardienne de toutes les naissances.
Sa vie est un berceau pour les âmes nouvelles,
Elle veille les naissants, éclaire leurs étincelles.
Jamais elle ne garde, elle offre et disparaît,
Confiante au monde ceux que la vie lui remet.
Mais un jour, dans la nuit, un enfant fut trouvé :
Ses yeux violets ont fait basculer son secret.
Le serment du berceau ...
Maïa veille sans fin sur les âmes nouvelles,
Dans le souffle premier, elle allume les étincelles.
Elle chante aux enfants que la nuit a bercés,
Et leur montre le monde avant qu’ils n’y soient nés.
Ses mains apaisent l’ombre et recueillent la lumière,
Elle murmure aux berceaux les promesses de la terre.
Nul ne la voit partir quand l’aube vient s’ouvrir,
Car sa vie est donnée à ceux qui doivent grandir.
Mais un soir, dans le vent, un enfant fut trouvé,
Aux yeux violets profonds, étrangement voilés.
Alors Maïa comprit, le cœur lourd mais sincère :
Elle prit une décision qui changea l’univers.

