De l’ombre sont venues deux âmes jumelles...
Elle entend le vent qui se cache sous l’eau,
Les secrets du lierre, le rire des roseaux.
Son cœur bat au rythme des âmes endormies,
Et la terre, parfois, lui confie ses folies.
Sous ses doigts s’éveillent les fleurs et les pierres,
Son souffle ranime le chant des rivières.
Mais plus le monde crie, plus son âme chancelle,
Car le bruit des hommes éteint les merveilles.
Près d’elle chemine un géant sans frontière,
Un éléphant d’or au regard de lumière.
Parfois, il s’éloigne… et le ciel se referme.
On dit qu’Orayne veille, quand Asha la perçoit, tout change, sans qu’on sache pourquoi.

